Play

__ Ils viennent d'horizons différents
__ Ils vivent aux quatre coins de la planète
__ Ils ont des cultures différentes
__ Ils ont des histoires différentes
__ Mais un lien les unit
__ Tous
__ La musique
__ Une chanson
__ Leur chanson


o0o Des pays différents, des cultures différentes, mais une seule chanson o0o


" Ils n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés...
Et pourtant, le destin, la vie, le hasard, l'amour (appelez ça comme vous voulez) va se charger de les bousculer un peu.
Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers.
Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever..." Anna Gavalda



PS : Un grand merci de la part des deux pitchouloutes (nous^^), à une créa super qui nous a sauvé la vie pour un de nos personnages => Vidéo-Of-Story




# Postato lunedì 14 aprile 2008 12:59

Modificato martedì 15 aprile 2008 14:14

Tried

Tried
# MUSIC => Begin, by Ben Lee #


La Planète Bleue. Une sphère immense dont la majorité est recouverte de mers et d'océans. Au milieu de cette infinité de bleu, des continents, des pays. Des villes, des îles. Et des presqu'îles.
En se rapprochant de cette avancée de terre dans la mer, on peut apercevoir une étendue de sable beige, presque blanc par endroit. Une plage française. Bretonne. En plein mois de juillet. Une plage bretonne qui disparaît doucement dans l'obscurité, comme si elle voulait emprisonner la seule âme vivante sur la plage, l'engloutir à tout jamais. C'était une jeune fille, assise près des rochers, le regard perdu dans le vague.
Ses cheveux blonds s'imprégnaient des derniers rayons de soleil, et formaient une auréole dorée autour de son visage d'apparence si paisible. En réalité, ce petit bout de femme était loin d'être calme et paisible. De nombreux sentiments contradictoires s'acharnaient dans son corps encore si jeune. Le soulagement d'avoir réussi après une lutte acharnée, l'inquiétude face à tout ce qui l'attendait là, dehors, le sespoir d'avoir dû quitter si vite cette bulle protectrice qui l'avait gardée du vrai monde durant toute son enfance et l'envie face à tout ceux qui savaient ce qu'ils voulaient faire de leur vie. L'espoir que tout irait bien, la confiance en ce que la vie leur apporterait. Tout ce que, elle, avait peu à peu perdu. Elle aurait aimé, pourtant, être comme eux, vivre les derniers instants de l'enfance comme il se doit, être heureuse. Mais quelque chose lui manquait.


___ Heather ? dit une voix claire.


La jeune blonde se retourna et devina dans l'obscurité la marche gère de son amie. Elle sourit faiblement et reporta son regard sur le mouvement des vagues. L'Océan Atlantique. De l'autre cô de cette ligne d'horizon, au loin, se trouvait peut-être la raison de son manque, du vide en elle.
Heather sentit son amie s'asseoir ps d'elle, et lui tapoter le genou.


__ Qu'est-ce qui va pas, Heath' ? On a fini le lycée, tu devrais être happy comme nous.
__ Non justement... C'est trop tôt, je suis pas prête à partir, à tout recommencer toute seule.
__ Mais on est là, nous. Je suis là !
__ Tu sais autant que moi que l'année prochaine tu seras à l'autre bout du pays, alors non, Malorie, tu seras pas là. On sera tout seul.
__ Dis pas ça... Moi je serai à l'autre bout du pays, mais c'est toi qui seras à l'autre bout du monde. Ton père a vraiment changé d'avis ?
__ Non. Non pas vraiment.


# FLASHBACK #


__ Papa, papa ! Je l'ai !
__ Oh Félicitations ma chérie ! Alors ça fait quoi ?!
__ Un soulagement ! Fini le lycée !
__ Le lycée, ce sont les plus belles années, Heath' !
__Ouais, c'est ce qui paraît...Mais maintenant je suis libre, je peux partir ! Je veux dire, tu sais...
__ Heather, non, pas maintenant, ne remets pas ça sur le tapis ! On en a déjà discuté !
__ Oui, et tu as dit qu'on en reparlerait quand j'aurai mon bac et (montrant son diplôme) Oh mais qu'est-ce que c'est ça ? Le bac ! Je l'ai ! C'est bon, on peut en reparler !
__ Tu n'iras pas ! Tu vas rester ici, t'inscrire en fac, faire quelque chose de ta vie !
__ Je le ferai tout ça, mais pas avant d'y être allée ! Tu comprends pas ? J'ai un vide à l'intérieur, je sens qu'il me manque quelque chose, je...J'en peux plus de ça, je veux aller bien, vivre, et pas survivre !
__ Oh, Heather, je t'en prie ! Tu ne sais pas ce que tu dis, sois pas bête ! Tu as des amis ici, ta vie est ici ! Comment peux-tu être sûre de trouver ce qu'il te faut là-bas ?
__ J'en sais rien, peut-être que c'est pas du tout là-bas que je trouverai ce qu'il me manque, ce dont j'ai besoin, mais comment je peux savoir si j'y vais pas, si j'essaie pas ?
__ Mais c'est pas vrai ! Heather, je suis bien placé pour savoir que la vie là-bas est impossible ! Je n'ai pas tout quitté pour rien ! On est bien ici, pourquoi tu veux partir ?
__ J'en ai besoin. Et j'en ai envie. Ce sont mes origines, et jamais tu ne m'en a parlé, jamais. Peut-être que les Etats-Unis, ça ne te plaisait pas à toi, et je sais pas pourquoi tu ne m'en a jamais parlé, mais ta vie, c'est ta vie, c'est pas la mienne ! Papa je veux y aller, je veux connaître mes origines. J'aime la France, et j'aime la Bretagne, quoi qu'il arrive ce sera toujours ici mon pays, mais j'ai besoin d'aller là-bas. Je viens d'avoir mon bac, et c'est l'occasion pour moi de faire le point sur ce que je suis, et si tu comprends pas, c'est pas important. J'ai économisé de l'argent tout au long du lycée, je pars cet été. Je pars pour un an, je ferai des petits boulots là-bas, je me débrouillerai, mais j'irai. J'ai depuis trop longtemps l'impression qu'on m'a retiré l'estomac...Et je ris à chaque fois qu'on me dit que la vie est belle et que les années de lycée sont les plus belles, parce que c'est de loin le truc le plus débile que j'ai jamais entendu...J'arrive pas à croire que c'est vrai. Alors...Quoi qu'il arrive, et quoi que tu penses, je pars.
__ Heather, tu resteras ici.
__ Papa, je m'en vais.


# FIN DU FLASHBACK #



Heather baladait sa main sur le sable qui avait perdu la chaleur offerte par le soleil éclatant toute la journée. Elle referma quelques grains dorés dans sa paume, qui disparurent aussitôt entre ses doigts, lui caressant la peau. Elle entreprit le même mouvement plusieurs fois, écoutant la respiration de son amie s'ajouter au bruit des vagues qui venaient s'échouer sur la plage.
Tout ça lui manquerait, elle le savait. Sentir son amie près d'elle sans avoir besoin d'échanger des paroles, regarder ce magnifique spectacle, dont elle ne se lassait jamais, avec celle qui l'avait accompagnée toutes ces années. Tout ça allait être dur.
Dans quelques jours, elle serait de l'autre côté de cet océan. Pendant au moins un an, elle ne reverrait plus cette plage sur laquelle elle venait quand ça n'allait pas. Pendant au moins un an, elle serait loin de chez elle, de la Bretagne, de ses côtes, et de sa musique.
Mais pendant cette année, peut-être aussi qu'elle trouverait son bonheur, sa libération, n'importe quoi, mais quelque chose qui comblerait ce vide en elle.
Hea
ther sentit son amie se replier, ne voulant pas laisser des larmes couler de ses joues. Pas encore, pas aujourd'hui.

__ Tu vas me manquer Malorie....




# Postato mercoledì 16 aprile 2008 15:46

Modificato giovedì 17 aprile 2008 17:14

To

To
# MUSIC => Come Undone, by Jackson Waters #


Pas très loin de cette partie du monde appelée Bretagne, et dans le même pays, une ville. Une grande ville, qui compte plusieurs millions d'habitants. Une ville qui regorge de trésors, de souvenirs. Une capitale, celle de la France. Paris. Sur quelque 105 kilomètres carrés, s'étendent des constructions de toutes sortes, modernes et plus anciennes. Mais en nous recadrant sur le cœur de cette ville, nous apercevons une grande bâtisse blanche d'où provient le son de cloches. Comme un carillon triste s'envolant vers les cieux. Une église. Une foule de personnes piétinait à l'ente. Des groupes se formaient, et les visages se fermaient. Ces groupes semblèrent s'écarter pour regarder passer un triste spectacle. Deux hommes, deux femmes. Et un grand cercueil de bois blanc porté par des officiers. A la tête du cortège, un homme d'une cinquantaine d'années soutenait une femme du même âge ; leurs visages étaient crispés par la douleur, leurs yeux bouffis. Derrière eux, et derrière le cercueil, avancaient deux jeunes gens, d'une ressemblance flagrante, malgré leur sexe opposé. Un jeune homme d'une vingtaine d'années, blond, au regard perdu et inexpressif. A son bras, une jeune femme blonde aux grands yeux bleus, pinçait les lèvres et laissa couler une larme sur sa joue. Tous ces gens, qu'elle les connaisse ou non, ils étaient tous là pour Elle. A 21 ans, cette jeune fille venait de perdre un des trésors que le monde lui avait offerts. Un cadeau que le Ciel lui avait repris.
La jeune blonde ne put s'empêcher de fixer le cercueil. Elle était couchée à l'intérieur, revêtue d'un linceul blanc. Le visage défiguré, le corps brûlé. Un incendie. Une fête, un moment d'inattention, et des vies qui partaient en fumée. La jeune femme secoua la tête, tentant d'échapper à ces visions d'une douleur ineffable. Elle releva la tête au moment même où ils arrivaient au cimetière, près de l'endroit ou reposerait désormais sa petite soeur.
Le soleil de mai semblait être caché par un halo de nuages, mais on pouvait quand même apercevoir son contour malgré la faible intensité de sa lumière. La nature s'était éveillée à l'appel du printemps, tout était encore neuf, à peine né. Au milieu de quelques arbres se dressaient des pierres grises, des croix en pierre, dans lesquelles étaient gravées des dates, des noms.
La femme d'une cinquantaine d'années, entourée de deux hommes, un plus vieux que l'autre, ne pouvait retenir ses cris, ses larmes de détresse. Elle avait perdu ce qu'il lui était le plus cher. Une partie de sa chair, de son sang. La jeune femme blonde ne laissait aucune larme schapper de ses yeux, pourtant son visage était marqué par la douleur, le sentiment d'injustice. Elle regarda la boîte descendre peu à peu pour finalement disparaître dans les abymes de la Terre. La famille s'avança à l'unisson encore plus près de la pierre tombale ou gisait à présent leur petite sœur, leur petite fille. Des fleurs merveilleuses ornaient la tombe. Un rayon de lumière transpea le halo de nuage pour venir s'échouer sur le nom de la défunte. Juliette y vit un signe.


__ Adieu, Lucie.


Ils s'écartèrent, et quittèrent le cimetière, lui permettant de retrouver son silence abominable. Ils devraient s'y faire, ils leur manquerait à présent un membre de la famille, un pilier. Ils devraient apprendre à continuer à vivre, alors que la vie de Lucie avait été prise trop vite, trop injustement.
D
ésormais, Juliette était allone sur son lit, les yeux fixés au plafond. Seule et vide. Il fallait qu'elle parle à ses parents. Ce qu'elle avait à leur dire ntait pas très joyeux, surtout aujourd'hui, mais il fallait qu'elle leur dise. Il fallait qu'elle y aille. Et puis, Mathieu la soutenait. Plus ou moins.


# FLASHBACK #


__ Tu vas vraiment partir ? Juliette...
__ Oui. Oui, Mathieu, je vais partir.
__ Maintenant ? Tu peux pas attendre quelque temps ?
__ Non. Je peux pas.
__ Je sais que t'as besoin de t'éloigner du monde quand t'es triste, mais pourquoi si loin ?
__ Je suis pas triste, Mathieu. J'ai juste plus d'espoir. Lucie est partie, et elle ne reviendra pas. Et j'ai besoin de quitter cette ville, de quitter cet endroit et ces gens qui l'ont vue mourir. J'ai besoin de changer d'air. Et puis il faut que je fasse un stage.
__ Je sais très bien tout ça, mais moi, je fais quoi ? Je reste tout seul avec papa et maman ? En ce moment ? Je vais finir par rejoindre Lulu si je reste trop longtemps seul. Je pensais qu'on pouvait tout partager ensemble, Jul', même ça. Surtout ça.
__ Laisse-moi faire le deuil de ma petite sœur là-bas. Je t'en prie Mathieu... laisse-moi partir...Ce sera pas si long...
__ Un an sans ma Lulu ni ma sœur jumelle, si Juliette, ça va être long.
__ Je sais, je sais. Bien sûr que ce sera long, mais s'il te plaît, Matt', m'en veux pas. Je pourrais pas supporter ça en plus.
__ Je t'en veux pas...Je peux pas t'en vouloir, pas à toi. Pas à ma jumelle d'amour. Mais j'ai juste un peu de mal à me faire que je vais me retrouver seul. Je savais qu'il fallait que tu partes en stage à l'étranger, mais j'avais jamais imaginé que Lucie ne serait pas là non plus.
__ Il faut qu'on se soutienne, pour elle. Et on en ressortira encore plus forts, je te le promets.
__ Tu vas me manquer, Jul'. Mais j'achèterai le journal tous les jours pour lire tes articles !
__ (serrant son frère dans ses bras) Merci...Toi aussi tu vas me manquer Matt'.


# FIN DU FLASHBACK #


Juliette se leva, et descendit au rez-de-chause. Ses parents étaient dans le canapé, ils feuilletaient, tout émus, des albums photo. Juliette ferma les yeux, elle ne voulait pas voir ces images. Les images d'une famille heureuse et unie. Les images d'un temps désormais révolu. Juliette inspira un grand coup, et entra dans le salon. Elle avait peur qu'ils la trouventche, qu'elle fuyait la réalité, mais elle savait qu'elle en avait besoin. Ses parents la regardèrent tendrement, voulant déverser tout leur amour dans ce moment si pénible. Juliette prit une nouvelle inspiration et se décida à parler.


__ Papa, Maman, j'ai quelque chose à vous dire. C'est peut-être pas le bon moment, mais j'ai le sentiment que si je n'en parle pas maintenant, je ne le ferais peut-être jamais... Je crois... je crois que j'ai besoin d'espace. Vous savez comment je suis, m'éloigner en solitaire pour combattre les moments douloureux. Aujourd'hui encore, j'en ai besoin. J'aimerais vraiment que vous me compreniez.
__ Ca veut dire que tu veux partir ?
__ Oui, Maman. Je ne veux surtout pas paraître lâche, mais je veux surmonter sa... sa mort. Mais j'ai besoin que vous soyez derrière moi pour ça.
__ Tu as déjà pensé à un endroit j'imagine ?
__ L'Australie. Je pourrais faire un stage de journalisme là-bas.


Un silence s'installa, trop long pour Juliette. Ses parents la dévisagèrent sans montrer aucun sentiment. Son père consulta sa femme, puis se tourna vers sa fille.


__ Si c'est ce que tu souhaites, on est d'accord.


Juliette s'avança et se réfugia dans les bras de son re, sous les yeux bienveillants de sa mère. Elle s'y sentait bien, et protégée, comme lorsqu'elle était enfant et qu'elle avait fait un horrible cauchemar. Comme quand Lucie était . Sa mère s'approcha et se joignit à ltreinte. Leurs bras, leurs peaux et leurs larmes se mêlaient. Mathieu apparut sur le seuil du salon, les bras croisés, la mine faussement vexée.


__ Et alors, les câlins collectifs, c'est sans moi maintenant ?!


# Postato lunedì 21 aprile 2008 14:34

Modificato lunedì 21 aprile 2008 16:09

Take

Take
# MUSIC => Easier To Lie by Aqualung #


Au Sud-Est de ce pays, sur le même continent, il existe un autre pays en forme de botte. Sûrement en relation avec le caractère têtu de ses habitants qui n'ont pas l'habitude de se laisser marcher sur les pieds. Au centre de cette botte, se trouve une grande ville, berceau de toute une civilisation, berceau d'un passé glorieux. On peut y visiter de nombreux bâtiments et constructions d'une autre époque, d'une autre vie qui semble si lointaine et qui pourtant a laissé bien des marques, des trésors, des souvenirs au peuple de ce pays, et aux autres peuples mondiaux. Rome, berceau de l'Antiquité et la capitale de l'Empire Romain. La ville aux Sept Collines. La ville des tout-puissants, la ville des Dieux.
D
ans un coin de cette ville idéale, une jolie brune aux yeux foncés sortait d'un lycée des plus huppés. La démarche assurée et le regard pétillant, elle rejoignit ses amies à la sortie des cours. Toutes portaient un sac, une robe ou des lunettes des plus grandes marques du monde de la mode. Notre petite brune sourit à l'appel de ses amies. Elle s'avança vers elles, secouant sa longue chevelure brillant au soleil en passant devant un jeune homme. Elle s'imaginait que c'était tout ce qui comptait pour attirer l'œil de la gente masculine et souvent, ça marchait. Arrivée devant ses copines, Summer leur sourit de toutes ses dents et enleva ses lunettes de soleil. Ce lycée privé accueillait tous les adolescents issus de famille aisée. Aucun d'entre eux n'avait l'air de savoir que la pauvreté existait dans certaines parties du monde, ni ce que ce mot représentait.


__ Tu sais que j'adore tes lunettes, Sum' ? s'exclama Marina.
__ Je les ai trouvées chez Dior. Vous savez bien que je peux pas partir sans au moins 5 paires différentes !
__ Oh, d'ailleurs, tu sais pas où on part, nous ? Allez je te le dis, à Rio ! demanda Lucia.
__ Rio...Rio au Brésil ?
__ T'en connais beaucoup ?! Franchement Summer... Bien sûr que oui Rio Brésil !
__ Oh ! Mais on sera ensemble alors !! J'y vais aussi !
__ Oh, c'est super ! Tu pars dans cinq jours aussi ? s'excita Marina.
__ Ouais ! Oh la surprise du siècle ! Ce sera génial, mais alors...Il faut qu'on prépare tout ça ! Dans cinq jours, ça nous laisse pas le temps de faire le tour des magasins de la ville ça ! répondit Summer en sautant partout.
__ Ah mais il faut absolument que je m'achète ce sac besace Prada, tu sais, on l'avait vu dans la vitrine ! dit Lucia, reprenant son sérieux.
__ Oui, il était parfait, mais il faut aussi qu'on passe au CEMP !
__ Coiffure, Esthétique, Manucure, Pédicure ! Yep, je m'occupe de prendre les rendez-vous, toi, Lucia tu t'occupes des magasins, et toi Sum' de la musique !
__ Okay ! Lucia, tu pourras aussi m'acheter les lunettes Raybane avec la monture en argent incrustée de diamants qu'on avait vu, et ce gloss Chanel, tu sais le rose bonbon !
__ Oui ! Oui-oui-oui oh je le sens ça va être super ! s'exclama Lucia.
__ On se retrouve chez toi demain soir à 16h ! proposa Marina.
__ Okay, on fait comme ça ! Ce sera génial ! renchérit Summer.


À 20heures, Summer rentra enfin chez elle après avoir flâné seule en ville, tandis que ses amies avaient dû rentrer plus t à l'appel de leurs parents. Lorsqu'elle ouvrit la porte de chez elle, elle n'entendit aucun bruit. Elle laissa échapper un souffle bref et sec s'échapper de ses lèvres. Son re n'était pas encore rentré et sa mère devait sûrement être dans le jardin à bronzer, allongée sur une chaise longue avec un cocktail à la main et un masseur à ses pieds. Elle monta dans sa chambre, vaste et majoritairement de couleur lavande, qui possédait un balcon duquel on pouvait voir Rome au loin. Summer jeta un coup d'œil à l'horizon, puis se détourna pour s'écrouler sur son lit aux draps blancs.


# FLASHBACK #



__On part au Brésil.
__ Hein ?
__ On part au Brésil, cet été.
__ Mais quand ?
__ Dans 5 jours.
__ Et vous me demandez pas mon avis avant ? J'ai pas le choix, à bientôt 18 ans, de faire ce que je veux ? Papa !
__ Summer, c'est au Brésil, qu'on va ! Toute jeune fille normalement constituée rêverait d'aller là-bas ! On a toujours notre villa sur la plage de Rio...
__ Mais, et si moi je veux pas y aller ?
__ Oh Summer, ne fais pas ton enfant gâtée !
__ C'est pourtant ce que je suis non ? Maman...
__ Bon, écoute, on part dans cinq jours, et tu viens avec nous, c'est aussi simple que ça. Tu fêteras tes 18 ans là-bas.
__ Je voudrais fêter mes 18 ans ici, chez moi, avec mes amis.
__ Oui, et tu les fêteras pourtant au Brésil. De toute façon, la majorité de l'aristocratie romaine se rejoint au Brésil, alors tes amies y seront peut-être. Le sujet est clos.
__ Non, mais j'y crois pas...


# FIN DU FLASHBACK #


__ Non, j'y crois vraiment pas, répéta Summer pour elle-même.


Elle regarda sa chambre de toutes parts comme tous les soirs et se demanda si elle était vraiment aussi heureuse qu'elle prétendait l'être. Elle avait eu tous les objets qu'un enfant pouvait désirer, elle avait eu toutes les chaussures et habits qu'une jeune fille pouvait désirer et ce avec tous les accessoires. Mais l'argent pouvait acheter tout ce qui était matériel. Qu'en était-il des sentiments ? De l'affection ? Et même celle de ses amis. Elles étaient tellement fixées sur la mode, les nouvelles tendances, les garçons, qu'elles ne discutaient jamais des sentiments qu'elles pouvaient avoir. Summer se rendait compte que tout était hypocrite, que même elle, l'était. Et le pire, c'était qu'elle continuait de se mentir à elle-même ; par facilité, par peur, mais pas vraiment par envie. Elle se sentait attirée dans un syphon qui l'emmenait vers le fond et elle ne pouvait en sortir. Mais au fond d'elle, elle savait que ce n'était qu'une petite vague, et il ne suffisait que d'un seul pas pour en sortir.
Pe
ut-être que pour guérir, se sentir complète, Summer devait juste être sincère envers elle et les autres. C'était ce que voulait la Summer du soir, mais le matin, elle redevenait celle qu'elle avait l'habitude d'être : Summer Nesta, une riche fille italienne, heureuse grâce à son argent.




# Postato mercoledì 30 aprile 2008 14:13

Modificato venerdì 02 maggio 2008 09:09

A

A
# MUSIC => We Can Go Anywhere
by
Jesse McCartney #


Lorsque nous quittons le soleil méditerranéen, et que nous nous déplaçons au Sud, bien plus au Sud, nous atterrissons dans un pays célèbre pour ses qualités minières. Cet endroit regorge de mines d'or, de diamants. C'est un endroit appelé « La nation Arc-En-Ciel » pour sa diversité humaine. Il y a quelques années, cette nation menait une politique de développement séparé, affectant les diverses populations et ethnies. C'était le temps de l'Apartheid. Aujourd'hui, ce pays est le plus riche et le plus dévelop du continent africain. Nous sommes en Afrique du Sud. Dans la plus grande ville de ce pays, souvent considérée à tort comme la capitale. Johannesburg.
A
u centre de cette métropole, des buildings, des galeries commerciales. Le luxe s'élevant dans la misère. Au cœur d'un immense building, la musique résonnait. Le jeune homme qui se tenait debout, près de son micro, un casque sur les oreilles, semblait totalement au ban de cette société. Il y a à peine une semaine, il avait décroché un contrat avec Universal Music, un des quatre plus grands labels de musique au monde. Jesse n'avait aucune raison d'avoir peur, le pire était derrière lui. S'il fournissait toute sa force et son envie dans son travail, tout irait au mieux. Toute sa vie, tous ses choix, toutes ses envies, l'avaient amené là où il allait. Son rêve se réalisait peu à peu. Il ne pouvait le croire encore. Sa vie avait prit un tournant décisif et il avait choisit de poursuivre cette voie dont il rêvait depuis qu'il était petit sans hésitations. Bientôt, il espérait que le monde saurait qui était Jesse Leone. Le jeune africain du sud, qui avait su percer dans la musique. L'excitation était à son comble chez Jesse. Il n'avait jamais été plus heureux que depuis cette soirée karaoké , là où tout avait changé. Pour le meilleur. Ou pour le pire. Mais à cet instant précis, où seule la musique envahissait son esprit, il ne pensait à rien d'autre. La musique l'emportait. Son rêve l'emportait.


FLASHBACK

__ Monsieur ! Vous vous appelez ?
__ Jesse. Bonjour.
__ Écoute, je suis Kyle Foss. Je t'ai vu sur scène tout à l'heure. C'était magique et remarquable. Tu sembles jeune pourtant. Et si tu le souhaites, j'aimerai qu'on se rencontre pour envisager une carrière ensemble.
__ J'ai 18 ans. Mais vous êtes sérieux, là ?
__ J'ai beaucoup de contacts dans le milieu et j'ai été manager auparavant. Je ne trouvais juste pas quelqu'un qui méritait que je me batte pour lui, jusqu'à ce que je t'entende. Je sais que j'ai trouvé.
__ C'est une blague ?
__ Pas du tout ! Ecoute voilà ma carte, tu en fais ce que tu veux, mais j'aimerai vraiment travailler avec toi, et rencontrer tes parents pour en parler avec eux. Intéressé ?
__ Euh...Bien sûr que oui !! Merci !


FIN DU FLASHBACK


Jesse entendit les trois hommes derrière la vitre qui lui expliqrent qu'ils allaient lui envoyer le but de la lodie qu'ils avaient faite en accord avec Jesse et un compositeur. Cette chanson signifiait beaucoup pour le jeune homme. C'était la première fois qu'il enregistrait un morceau, dont il avait en plus écrit les paroles. Son cœur battit plus vite lorsque la musique démarra, mais Jesse retint son enthousiasme.


__ Slow down. Things have been a little crazy. Right....
__ Stop Jesse! Détends-toi, ça va être long, tu sais. Mais on va y arriver. Essaie de le faire plus décontracter maintenant !
__ Ok !


Les heures passèrent sans que Jesse ne lâche une seule fois sa motivation, son envie d'y arriver, qui se transformait presque parfois en rage. La journée passa sans qu'il ne s'en rende compte. Il chantait, rechantait, allait écouter avec les autres ce que cela donnait, retournait chanter à nouveau et tout ça sans sciller une seule fois. Au bout d'un moment, derrière la vitre du studio, il vit l'ingénieur du son lever le pouce, et un sourire éclaira son visage angélique, lorsqu'il reposa le casque. Il se dirigea vers la cabine, afin d'écouter l'enregistrement final. Un sourire se dessina discrètement sur son visage. Il y était arrivé. Jesse prit son sac et sortit du studio. Une pause lui était accordée, il aurait encore à travailler une bonne partie de la nuit, l'album était prévu pour la fin du mois. En arrivant au pied du building, Jesse sortit son paquet de cigarettes, en choisit une, l'alluma, et la fuma doucement, inspirant l'air frais de cette fin de journée. Les gens rentraient chez eux après une longue journée de travail, retrouver leurs familles, leurs amis. Le calme de leurs vies. Un calme qu'il ne connaîtrait pas de nouveau avant bien longtemps, s'il continuait sur cette lancée. Jesse fut sorti de ses pensées par une sensation étrange. Son portable vibrait dans sa poche. Son visage s'éclaira lorsqu'il vit s'inscrire le nom de son ami.


__ Allo ?
__ Ouais Jess', t'es où ?
__ Au studio pourquoi ?
__ Euh tu te fous de moi, là ? T'as oublié qu'on était censés se retrouver y'a une heure sur le parking ?
__ Non j'ai pas oublié ! Ecoute, mec, je serai un peu en retard. Je vous rejoins là-bas, okay ?
__ On n'a le choix, en fait ? Putain Jess, c'est pas la première fois quoi !
__ Je suis désolé, okay ?
__ Ouais tu peux, bon allez, à plus !
__ Mike...Mike ! Et merde !


Jesse referma violemment le clapet de son téléphone, et frappa de toutes ses forces sur le mur derrière lui. Ses amis ne comprenaient pas qu'il avait d'autres priorités, à présent. C'était un rêve qui devenait réalité, mais il avait toujours souhaité que ses amis soient à ses tés quand ce jour viendrait. Et ce jour était venu, mais ses amis sloignaient chaque jour un peu plus. Et bientôt, il serait trop tard pour revenir en arrière. Jesse rangea son portable d'un geste brusque, écrasa sa cigarette sur le trottoir, et soupira,çu du comportement de son ami. Il croyait qu'il était avec lui, qu'il comprenait qu'il devrait faire des sacrifices, que ça ne serait pas tous les jours faciles. Il avait besoin de son soutien. On le rappela et il dut retourner devant le micro. Il avait fait un choix, et il espérait en assumer les conséquences.




# Postato lunedì 19 maggio 2008 15:14

Modificato domenica 23 novembre 2008 07:06